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Publié : 5 janvier
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L’université Populaire d’Evreux prend ses quartiers au lycée Aristide Briand

L’université populaire d’Évreux a été créée en vue de promouvoir la transmission et le partage de la culture héritée des Lumières et du mouvement ouvrier et démocratique.
Les conférenciers et les membres de l’université populaire sont entièrement bénévoles. L’entrée aux conférences est libre et gratuite.

L’université Populaire d’Évreux prend ses quartiers au lycée Aristide Briand


UPE 2018-2019 Premier cycle

L’université populaire d’Évreux, association loi 1901, a été créée en vue de promouvoir la transmission et le partage de la culture héritée des Lumières et du mouvement ouvrier et démocratique. Contre une conception de la culture réduite à une pure distraction et à une valeur marchande par les industries médiatiques, elle entend défendre le savoir et le libre usage de la raison critique.
Les conférenciers et les membres de l’université populaire sont entièrement bénévoles. L’entrée aux conférences est libre et gratuite.

— > Voir le Site de l’Association Université Populaire d’Évreux.

Demandez le programme :

Vendredi 11 janvier 2019

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Les artistes face à la guerre au 20ème siècle
  • Conférence proposée par Denis Collin, professeur de philosophie

Vers la paix perpétuelle de Kant paraît en 1795. Le titre allemand est Zum ewigen Frieden qu’on peut traduire aussi par À la paix éternelle. Dans les traductions françaises, on utilise souvent le titre Projet de paix perpétuelle, qui a l’avantage mais aussi l’inconvénient de rappeler l’œuvre de Charles Castel, abbé de Saint-Pierre, auteur au début du xviiie siècle d’un ouvrage au même titre.
Dans sa forme le texte se présente comme un projet de traité de paix, prêt à signer en quelque sorte. Mais c’est un véritable traité de philosophie politique et morale dont la portée actuelle ne saurait être surestimée.

Les conférences se déroulent au lycée Aristide Briand en salle de conférence - Entrée libre et gratuite

Vendredi 14 décembre 2018

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Les artistes face à la guerre au 20ème siècle
  • Conférence proposée par Thierry Cattan, professeur de philosophie

Note : Cette conférence est reportée à une date ultérieure en raison des mouvements des lycéens.

Il existe bien des références à la guerre dans les œuvres des artistes du 20ème siècle, preuve s’il en fallait que l’art n’est jamais tout à fait indemne des conditions historiques dans lesquelles il se développe. Toutefois, le fait que tel ou tel artiste ait évoqué dans son œuvre les atrocités de la guerre reste, du point de vue de l’histoire de l’art moderne, assez anecdotique.
Nous tâcherons donc d’approfondir notre analyse pour comprendre comment la guerre a pu influer en profondeur sur l’évolution des formes artistiques, comment des styles sont apparus, comment des mouvements se sont créés en réponse aux atrocités de la guerre.
L’importance prise par la propagande dans les deux conflits mondiaux du 20ème siècle suffit à prouver qu’il existe bien une forme d’esthétisation de la guerre dont l’influence est loin d’être négligeable. Certains artistes s’y sont laissé emporter, d’autres au contraire l’ont questionnée, voire combattue en remettant radicalement en question les principes de la création.

Vendredi 9 novembre 2018

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Droit de la paix et de la guerre
  • Conférence proposée par Denis Collin, professeur de philosophie

L’existence d’un droit de la guerre et par conséquent de la paix est une énigme. La guerre et le droit semblent s’exclure mutuellement. Quand on est dans une situation de guerre, c’est parce qu’il n’y a pas de droit ou que le droit ne peut plus régler les conflits. Le droit ou la force : telle est le dilemme classique. Ajoutons avec Rousseau que la force ne peut faire le droit et que l’expression « droit du plus fort » n’est qu’un galimatias.
Néanmoins, la question d’un droit permettant de régler les rapports entre les peuples s’impose si on ne se résout pas à laisser la violence nue.
L’idée que les ambassadeurs soient protégés de telle sorte que les négociations entre belligérants puissent avoir lieu est une idée très ancienne. Pour les partisans du « droit naturel », il doit en effet exister des principes de droit communs à toutes les nations et qui devraient donc régir les rapports entre elles.
Le feu brûle pareillement chez les Grecs et chez les Barbares disait Aristote. Et en effet, dans la mesure même où il n’existe aucun ordre politique mondial, la seule règle qui puisse régir les rapports entre les nations semble bien devoir être tirée du droit naturel, si un tel droit existe.

Vendredi 12 octobre 2018

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Aristide Briand, le "pèlerin de la paix"
  • Conférence proposée par Jean-Michel Guieu, professeur d’histoire

Nommé onze fois président du Conseil et vingt-cinq fois ministre, Aristide Briand fait partie des personnalités qui ont le plus marqué la vie politique française du début XXe siècle. Se faisant au lendemain de la Grande Guerre l’interprète de la profonde aspiration à la paix d’une France épuisée et traumatisée, il entama alors un véritable combat pour la paix, qui lui valut une immense popularité dans le monde entier (couronnée par le prix Nobel de la paix en 1926) et il y gagna son surnom de « pèlerin de la paix ».

Université Populaire d’Evreux

Sa politique de rapprochement franco-allemand et de réconciliation européenne qui a été souvent prise pour de l’idéalisme ou de dangereuses rêveries reposait au contraire sur une appréciation fort réaliste des rapports internationaux au lendemain de la guerre. « Sécurité d’abord fut sa maxime. Il ne s’en est pas écarté », dira André Tardieu à l’occasion de ses funérailles.

Jean-Michel Guieu est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent principalement sur l’histoire de la paix dans la première moitié du XXe siècle. Il a récemment publié Gagner la paix 1914-1929 (Points "Histoire", 2018).