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Publié : 15 janvier
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L’université Populaire d’Evreux prend ses quartiers au lycée Aristide Briand

L’université populaire d’Évreux a été créée en vue de promouvoir la transmission et le partage de la culture héritée des Lumières et du mouvement ouvrier et démocratique.
Les conférenciers et les membres de l’université populaire sont entièrement bénévoles. L’entrée aux conférences est libre et gratuite.

L’université Populaire d’Évreux prend ses quartiers au lycée Aristide Briand

Programme UPE (1er cycle 2020)

L’université populaire d’Évreux, association loi 1901, a été créée en vue de promouvoir la transmission et le partage de la culture héritée des Lumières et du mouvement ouvrier et démocratique. Contre une conception de la culture réduite à une pure distraction et à une valeur marchande par les industries médiatiques, elle entend défendre le savoir et le libre usage de la raison critique.
Les conférenciers et les membres de l’université populaire sont entièrement bénévoles. L’entrée aux conférences est libre et gratuite.

— > Voir le Site de l’Association Université Populaire d’Évreux.

Demandez le programme :

Vendredi 17 janvier 2020


  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • L’autoportrait dans l’art du 20ème siècle
  • Conférence proposée par Thierry Cattan, professeur de philosophie

S’il existe bien des autoportraits dans l’histoire de l’art classique, ce genre prend un essor singulier à l’aube de la modernité. Je défendrai ici l’idée que ce phénomène n’a rien d’anecdotique mais qu’il témoigne au contraire d’une transformation radicale du sens de la création artistique. De fait, dès la fin du 19ème siècle, l’artiste s’implique de plus en plus dans son œuvre au point que certains considéreront toute œuvre d’emblée comme un autoportrait. Nous pouvons interpréter ce phénomène comme une forme de subjectivisme mettant en avant la singularité de l’artiste, son génie, son style, son originalité. Ou bien nous pouvons nous rappeler les mots de Rimbaud, « je est un autre », qui nous invitent à considérer l’art comme une forme radicale de questionnement de l’identité.

Vendredi 13 décembre 2019

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Le Cinéma du réel, au risque de la guerre
  • Conférence proposée par Christian Chastan, professeur de Lettres Cinéma

Les frères Lumière pensaient eux mêmes que leur invention n’avait pas d’avenir. Le public commençait à se lasser des vues que leur rapportaient leurs opérateurs. La guerre hispano-américaine relança l’intérêt pour le cinéma inaugurant une relation mortifère à la satisfaction des désirs les plus obscures du public. C’est cette relation que nous nous proposons d’explorer.

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Vendredi 8 novembre 2019

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Le Terrorisme, une autre guerre
  • Conférence proposée par Bruno Bourgeais, professeur d’Histoire-Géographie

A force de l’invoquer comme le crime, éternel, ultime et inexpiable, d’accuser ses adversaires d’en user même lorsqu’ils ne font qu’utiliser une inoffensive bombe de peinture aérosol, on a fini par oublier ce qu’était réellement le terrorisme. Technique guerrière, propagande armée, il a son histoire, plus complexe et plus surprenante que l’on pourrait imaginer. Une histoire qui ne laissera pas nous inspirer de multiples réactions, sauf l’ennui.

Vendredi 4 octobre 2019

  • 18h30 / 20h30 - Salle de conférence
  • Faire / Voir la guerre De quelques combattants devenus cinéastes
  • Conférence proposée par Nicolas Geneix, professeur de Lettres Cinéma

Une ligne brisée, une frontière infranchissable : « On ne peut pas faire de film de guerre. C’est impossible », dit Samuel Fuller, spécialiste de ce genre. C’est que vétéran de la Big Red One qui traversa plusieurs fronts pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sait que l’on ne peut représenter vraiment la violence d’un combat, ni la « folie organisée » d’un conflit. Et pourtant, il tourne. Comme Amos Gitai, Ousmane Sembène ou Oliver Stone, Fuller cinéaste semble né pour partie avec, voire de la guerre, c’est-à-dire de sa survie là où d’autres ont (toujours tragiquement) péri. Il s’agirait donc de considérer la guerre comme une paradoxale et traumatique matrice, et les films comme de lacunaires témoignages reconfigurés et des réponses aussi insuffisantes que nécessaires.


Université Populaire d’Evreux
image d’archives 2017