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DESASTRES Du CAPITALISME
Karl-Sébastien Bigot

K.S. Bigot
Né le 30 janvier 1970 à Saïgon. Enfance au Vietnam puis en Egypte de 1975 à 1981. Etudes en France, à Paris. Depuis 2003, vit et travaille en Normandie.

L’exposition
« La série intitulée les Désastres du capitalisme est né de mes réactions face à l’actualité et aux manifestations du système dans lequel nous vivons. Il s’agit d’un travail constamment en devenir qui s’enrichit en permanence de nouvelles oeuvres sous des médias différentes (gravures, peintures, installation...) qui viennent s’insérer à l’intérieur de volets existants ou qui nécessitent d’en ouvrir d’autres.

L’exposition présente trois de ces volets :

Désastres ou victoire ? met en scène les acteurs principaux du désastre. Les personnages du Monopoly aiment jouer mais ils sont aussi de simples images, des fantoches, des marionnettes. Vae victis...

La guerre : les opérations de guerres préventives se succèdent : Desert Storm (tempête du désert) en Irak, Infinite Justice (Justice sans limite) en Afghanistan, rebaptisé d’un nom moins belliqueux :Enduring Freedom (Liberté immuable). Le dieu Moloch guide ses serviteurs casqués, entre fragilité et lenteur.

L’emprisonnement nous plonge dans un univers carcéral : sentiment d’abandon, détention dégradante, les chiens s’arrachent les dépouilles. Rien de nouveau sous le soleil... »

Pistes d’analyse

Le titre les Désastres du capitalisme, la technique retenue ainsi que le choix des formats sont une référence explicite aux Désastres de la guerre du peintre espagnol Francisco Goya (1746- 1828).

L’accent mis sur une sélection de gravures permet d’aborder la question de la matérialité de l’œuvre et d’étudier les enjeux de la technique utilisée (recherche de l’expressivité du trait, question de la reproductibilité de l’œuvre).

Le choix des sujets invite aussi à traiter de la caricature et à travailler sur les artistes « engagés » privilégiant le trait et le noir et blanc (Hogarth pour la société du XVIIIe, Alfred Kubin, Georg Grosz pour la dénonciation du nazisme, par exemple).

Enfin, les œuvres jouent explicitement sur des références historiques et les mêlent de façon complexe ou avec une naïveté simulée. Il conviendra donc de réfléchir sur la dénotation et la connotation d’une image, sur le rapport entre le texte et l’image (le titre, le texte inclus dans l’image) et d’ enrichir le regard porté sur les œuvres.

K.S. Bigot présente également une installation qui suscite une réaction plus immédiate. Par sa visibilité et son côté surprenant, elle intrigue et propose une entrée efficace aux Désastres du capitalisme.

L’installation met en évidence la dimension symbolique de la représentation et amène le public à explorer la relation entre l’idée et la forme : par exemple, l’assimilation entre l’humain et l’animal opérée par la substitution de coquilles d’escargots aux casques. Elle permet aussi de s’interroger sur la nature de l’œuvre d’art.

Vous trouverez au CDI des ouvrages et des fiches documentaires pour approfondir et guider votre visite.

Diaporama

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